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En 1982 , Hervé Cristiani sortait son tube « Il est libre, Max ». Dans les paroles de sa chanson, on pouvait entendre « il met de la magie, mine de rien dans tout ce qu'il fait ». Quand je vois jouer Dimitri Yachvili, cette rime résonne sans cesse dans ma tête et se termine par « il est libre Dimitri ».
Dimitri est un peu comme le roi Midas qui transformait tout ce qu'il touchait en or. Avant de marquer 25 points à Agen, face à l'USA Perpignan, par deux fois, un ballon incontrolable rebondissait dangereusement à terre. Hop ! d'un petit coup de pied subtil, comme par enchantement, l'ovale capricieux devient passe précieuse et finit dans le berceau des bras de son ouvreur.
Devant les 22 m perpignanais, un dégagement d'un arrière catalan redescendait du ciel. Hop ! D'un saut, Dimitri se saisit de la balle, et encore en lévitation, il effectue un demi-tour qui, à l'atterrissage, lui ouvre un royal côté fermé libre de défenseurs médusés.
Il est libre, Dimitri, lorsque devant le fantôme de la Tribune Haget, il prend, au lieu de servir son ailier, l'initiative d'un coup de pied à suivre. Le Harry Potter biarrot connaissait les rebonds magiques qui obéissaient jadis à Blanco, l'enchanteur. D'un petit tour de main, la balle comme aimantée revient à lui pour aller le poser dans l'en but...
Neuf de c½ur pour le rêve, neuf de trèfle pour la réussite, neuf de pique pour aiguillonner son pack, neuf de carreau pour la clarté de son geste, Dimitri a plus d'un atout dans son jeu. Chapeau !
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