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Grégoire Yachvili, parle de son petit frère Dimitri

Grégoire Yachvili, parle de son petit frère Dimitri
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Le salon des Yachvili se souvient encore des parties de rugby endiablées. A cette époque, c'était le seul terrain où Grégoire et Dimitri, les deux plus grands frères de la fratrie géorgienne, se retrouvaient face à face, et plus encore ! A Grégoire, le privilège de la force, à Dimitri l'astuce. "Déjà petit il compensait nos trois ans d'écart par beaucoup de malignité, raconte Grégoire Yachvili au sujet de son frère Dimitri. En sports collectifs, à l'école, c'était pareil, il était supérieur aux autres car il aimait jouer. Pas étonnant qu'il se retrouve en 9 d'ailleurs ! "
Lorsqu'o
n a 3 ans d'écart et qu'on est le grand frère, on a une propension importante à commander. Et le "commandé" ne pense qu'à se révolter, à briser les chaînes de sa servitude, et à arrêter de devoir supporter les récriminations de maman lorsque c'est le frangin qui a jeté le ballon sur la télé. Il faut donc trouver sans cesse le moyen d'échapper au courroux de la mère, sans s'attirer les foudres du grand frère. Pas facile ! Un peu comme échapper à son vis-à-vis sans faire une passe à l'arbitre. Une question d'habitude.
Lorsque
l'ambiance montait d'un cran, que maman en avait marre de s'époumoner, c'est "le Russe" qui mettait en avant son rang d'ancien polyvalent (talonneur et troisième ligne) en équipe tricolore pour calmer tout le petit monde. Evidemment, les enfants de Michel, numéro 2 (ou 6) du CA-Brive, iraient sur les talons du père. Outre Grégoire et Dimitri, on trouve aussi Charles-Edouard. A seize ans, il fait le bonheur des Cadets basques en numéro 9 comme son illustre frère, "mais il finira devant", annonce Grégoire qui porte le numéro 6 au Métro-Racing.
"N
ous n'avons jamais joué ensemble ou l'un contre l'autre, mais j'aimerai bien un jour que cela se fasse" Chose étrange, on pourrait assister à l'opposition du biarrot et du parisien lors de la prochaine Coupe du Monde, si Dimitri venait à être sélectionné à 22 ans à peine. Grégoire, qui évolue au sein de l'équipe nationale de Géorgie a ainsi pu renouer avec ses racines familiales. "Si tu ne sais pas où tu vas, rappelle-toi d'où tu viens", dit un proverbe. Aujourd'hui, le joueur du Métro-Racing se sent rassuré.


Parti à G
loucester après avoir fait les beaux jours de Brive, et de l'OGC Nice au foot comme stoppeur et où "pas mal de gardiens se souviennent de son pied gauche" paraît-il, Dimitri Yachvili s'est parfaitement intégré, cette saison, à la charnière des champions de France. Il est devenu un élément incontournable avec un jeu au pied qui ne tremble pas. "Au foot, au basket ou au rugby, Dimitri a toujours été très adroit et a toujours fait preuve d'une grande technique", précise son grand frère. "Plus jeune, il parvenait à se sortir de situations difficiles et cela étonnait tous nos copains. Il a beaucoup d'instinct". "Il avait ce petit plus qui fait qu'il est techniquement supérieur à moi", estime Grégoire.
Après une
jeunesse passée à vouloir copier son grand frère, Dimitri Yachvili est devenu la fierté de son aîné. Grégoire lui demande des petits conseils, "notamment dans la préparation mentale". Le salon des Yachvili a retrouvé une certaine quiétude. Sauf lorsque les trois frères viennent voir maman et papa. Le ballon navigue encore de place en place et maman peut jeter un ½il de mère poule sur ses poussins qui tiennent les mêlées. La succession est assurée.

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# Posté le lundi 25 septembre 2006 16:14

Modifié le jeudi 16 novembre 2006 13:19

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